Pertes d'appétits, de ses moyens, de recul... Irritabilités, idéalisation, manque de sommeil, difficultés de concentration ... Vous connaissez ces symptômes ? Vous avez aussi sûrement un jour vu un proche se métamorphoser en serpillière, vous bassiner avec une fille/un mec qui soudain prend le pas sur tout ? Et vous vous dites, ( lui dites si c'est votre ami(e) ) que rien ni personne ne mérite autant de sacrifices et d'attentions... Il (elle) n'en fait qu'à sa tête ! Vous le voyez partir en cacahuète et courir à sa propre perte. S'émouvoir sur des chansons de Francis Cabrel. La déchéance quoi ! L'heure est grave ! Réagissez!Vous pouvez, alors, d'ore et déjà l'attendre dans les prochains jours avec une petite cuillère et réservez donc vos trois derniers sous et l'ardoise pour les boire chez la mère Françoise. Puisqu'il est déjà évident que vous avez à faire à un(e) mort(e) en sursis et qu'il n'est qu'en fait qu'une question de temps avant le naufrage... Tu le reconnais ? Tu te reconnais peut être ? Tu le connais ce venin ? Cette substance qui pourri les veines et grille les fusibles de ton cerveau ?
De l'amour ? Non... Ça, c'est tout sauf de l'amour...mec !
Ben alors ? Pourquoi encore tomber dans le panneau ? L'amour commence par soi, ne l'oublie jamais bonhomme ! Et personne ne vaut que l'on se laisse aller à ne rien être, à n'exister que pour un(e) autre... A devenir une serpillière qui attend un coup de sifflet qui ne viendra jamais...
Personne ne vaut que l'on se compromette... et surtout, personne ne veut que l'on se compromette... Surtout pas elle, surtout pas lui... que tu désire tant, sans trop savoir quel moustique t'as piqué ... Moi même, petit(e), je suis tombé ce genre de rêves bercés d'illusions dans le passé... Suis-je guéri ? Jamais, non... C'est un peu comme l'alcoolisme, il suffit d'un moment d'égarement et personne n'est à l'abri... personne...jamais...
Et puis surtout, si on te montre ne serai ce qu'une fois, qu'une seule fois, du dédains... Zappe, mon frère/ma soeur ! Tu te fait des films tout seul et l'autre se fout bien de ta gueule, le désir, il est là ou il est pas là, point... Pas de discussion, pas d'espoir, ni d'attente ! Zappe et passe (au) à la prochain(e)... Et surtout "Baise qui peut, baise qui pourra"!
Mais attention, petit(e), il n'est nulle question non plus de s'enfermer dans le cynisme, de rejeter en bloc le moindre sentiment, de te dire qu'elles (ils) se valent tous et que personne ne vaut rien... Qu'un être peut en remplacer un autre. Que l'on ne peut être aimé que lorsque l'on méprise, que l'on contrôle. De ne jamais avouer quoi que ce soit sur ce que l'on ressent, voire même de refouler ses propres sentiments et de rire doucement de ceux de l'autre, parce que l'on sait qu'il est stupide d'être aimé à ce point ! Bien se garder de croire en l'illusion d'être sublimé dans les yeux de celui que te le sert... Tout ça n'est qu'illusion, tu n'es pas dupe, petit(e) quand même...Tu n'éprouveras plus que du dégoût pour toi même, d'avoir trop blessé, de la rancoeur d'être incapable d'aller vers ce(ux) que tu aimes/désire(nt) vraiment et qui te touche(nt), par crainte ou par vanité... Peu importe. Tu erreras dans les limbes des rencontres qui s'additionnent et qui te soustrait à rien, sans jamais t'impliquer, et encore moins te compromettre... "Baise toi,... le ciel te baisera !"
Dans les deux cas, que tu soit serpillière ou tombeur de supérettes, tu n'auras jamais confiance en toi puisque tu n'as pas confiance en "l'autre"... Tu ne te respecteras plus, puisque tu ne respecteras plus ton désir devenu pulsion... Tombeur des bistrots ou serpillière à carrelages, tu te résigneras ou te morfondras à la moindre difficulté... Tu ne connaîtras plus l'échanges, ne grandiras plus jamais, tu sècheras dans les bistrots et épousera une poufiasse/un couillon en pensant à un(e) autre... Le sexe opposé deviendra alors une entité étrangère, insondable pour la serpillière et objet pour l'autre con... Dangereuse pour les deux...quoi qu'il arrive...quoi qu'il en soit... Tout ça n'est qu'affaire de lâcheté ! Ne t'égares pas, petit(e)... La vérité est sans doute entre les deux...On peut être Séducteur et sincère, amant et aimé... Je le sais...Garde bien ça au fond de ta tête et maintiens la froide façon Picard...quoi qu'il advienne !
Qui doit tu aimer plus que tout, si ce n'est toi même ?
Qu'as tu à offrir aujourd'hui à celui ou celle que tu prétends vouloir/aimer/désirer ?
Arrêtes ton cinéma petit(e), arrêtes de te débattre, de fuir, d'ignorer, de dramatiser, de chouiner ou de te corrompre. Quand le moment sera venu, laisse toi faire, laisse toi aller et soit celui/celle que l'on attend que tu soit, c'est à dire toi même et arrêtes de te chier dans les bottes, dans les miennes et de celles du (de la) voisin(e)...
Allez, maintenant, retournes jouer, petit(e)... Vas, vis, jouis, aime, rêve, souffre... et surtout soi !
J't'ai assez vu pour aujourd'hui, tu m'fous le cafard et tu m'emmerdes avec tes questions...
Après tout, moi, de tout ça, qu'est ce que je sais ?!
Si tu savais...
Putain !
2 commentaires:
"Putain", sans g à la fin, ça passe quand-même un peu mieux!
Oui, là, y'a pas de G qui tienne ! Mon billet serai un poil trop long ;-)
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