lundi 22 octobre 2007

C'EST LUNDI...

Je n'avais pas revu Sue depuis le début de l'été. Mardi dernier, elle réapparait sous son bonnet en laine et me dis que sa proposition tiens toujours. Le pot. Le pot que l'on aurait dû prendre ce premier Vendredi soir de Juillet. Je ne l'avais pas rappelé. Trop occupé à m'attendrir dans les bras de Cl. en grignotant quelques Dinosaurus sous les voix si singulières d'Herman Dune, ou du chanteur de "Clap your hand say yeah".
Depuis ce rendez vous manqué, Sue, que je croisais partout et presque tous les jours, a suffisament disparue de ma vue pour qu'elle s'efface de mes pensées. Seule, la culpabilité de ne pas avoir simplement annulé d'un coup de fil, me surprenais dès lors que je croisais cette petite blonde du quartier qui lui ressemble...
Mardi, je me suis un peu laissé faire, Sue, ne me plait pas vraiment. Elle m'offre un "pot prétexte" pour un petit service rendu. Je n'ai rien contre l'idée, mais le fait est qu'elle ne me paraît pas vraiment drôle. Un peu nerveuse et sur la défensive. Je la vois Mercredi pour tenter de percevoir ce qui se passe sous ce bonnet qu'elle porte trop souvent et qui lui donne un air un peu tarte...
Hier, juste avant de rejoindre Mag pour la scéance de 19h45 aux Halles, je reçois un coup de fil de Sara, qui me propose un dîner chez elle cette semaine. Vue que la dernière et la seule fois où l'on a passé une soirée ensemble, nous n'avons pas vraiment dîné. Enfin, ormis cette mangue qu'elle avait soigneusement débitée en tranche avant que l'on se "pornagraphie brutal" quinze minutes à peine après mon arrivée dans un appartement trop grand pour elle toute seule. A la manière de Ju, Sara ne s'embarasse en sentimentalisme, de la jouissance brut et c'est tout. Je me demande bien comment elle fait la bouffe... Peut être que cette curiosité m'amènera à la revoir prochainement...
Pas sûr ! Puisque j'ai peu de temps libre et que j'ai encore passé une soirée plus qu'agréable avec Mag. Le film était bon, " 7h58" de Lumet. Sa peau est une des plus douce qu'il m'est arrivé d'effleurer. On s'entend plus de corps que d'idées. Tout devient simple dès lors que l'on se touchent. J'ai failli m'endormir... En la quittant de son 22, ensommeillé, et sourire béatisant sur nos lèvres irritées de trop de baiser, la tisane ne m'avait pas rendu ma salive évacuée par un dernier pétard trop chargé. Ma langue trop sèche n'a rien trouvé d'autre à dire que : "Dors bien et bon courage pour demain".
Après avoir passé une fin de soirée plus que belle, ça peut paraître léger...
Elle était presque nue sur le palier de sa porte quand je lui ai volé un dernier baiser...
C'est la première image qui m'est apparu ce matin en ouvrant les yeux...
"Que c'est bon, quand c'est bon..."
Et puis, juste après, la lumière du soleil révèlant à travers les volets clos le désordre autour de mon lit, je me suis dis qu'il est peut être venu le moment de faire un peu de tri, un peu de ménage...
C'est Lundi.

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