jeudi 11 octobre 2007

BIS TROP

Il y a de drôles de coïncidences.

Hier :

Nous voici à la "Caravane", petit bar artisto inter miteur bobo du 11ème. Une bière pour moi et un verre de Bourgueil pour P. qui est passé me chercher à la fermeture de la boutique pour me raconter ses amourettes et histoires de love-fessiers.

Là, il s'est amouraché d'une "compliquée"... c'est pas la première.



Je l'écoutes donc d'abord d'une oreille fidèle, puis je lui parle d'une Magali avec qui j'ai dîné Mardi soir, une fille qui passe souvent à la boutique et qui la semaine dernière, à ma plus grande surprise, m'a proposé d'aller prendre un verre "un de ces quatre"... Un de ces quatre, ce fût donc hier. Un pot qui a fini en dîner. Bonne soirée, cette Magali est une rock and roll au coude léger, j'en parlerai peut être une autre fois...


C'est au moment où son prénom sort de ma bouche que je vois arriver au comptoir un fantôme, au bras de son "copain pédé", une "autre Magali", une des rares filles que j'ai rencontré, via mon bref passage sur Meetic, avec qui j'ai vraiment "accroché". Je ne l'avais pas croisé depuis plus d'un an. Hôtesse de l'air, elle m'avait confié dès le premier rendez vous que ses "histoires" depuis 3 ans tenaient la durée d'une escale, dans une fourchette de 48 à 72 h, grand maximum.


Cause de caractère de merde et d'un amour contrarié, pas digéré. Homme marié. Courant.


Nous n'avons eu qu'un seul rendez vous, et nous ne sommes pas quitté durant les cinq jours qui le suivirent, un long week end qui s'est laissé déborder... Et puis, à dire vrai, on avait tout deux rien de mieux à faire...


On ne sortait du lit que pour aller dîner, toujours dans son quartier, à Bastille. Elle avait ses habitudes. Chez elle, on se saoulait au vin et au Champagne. Elle allumait la télé pour ne pas manquer la Star Ac'. Elle me confie que lorsque elle est de repos, elle passe le clair de son temps à sortir et le reste devant les télés réalités. Pas de mecs, un gode et un abonnement à XXL. Toujours décalée des horaires, vis la nuit, dors le jour, elle ne fait que les "longs courriers" : Asie, État Unis, Amérique du Sud, Brésil...


" Cinq jours d'escale ensemble, un record" me dit elle, quand on s'est enfin quitté le Mercredi matin...


Quand j'ai rencontré M, j'ai tout de suite pensé à Magali. Non pas qu'il y ai ressemblance de loin ou de près entre elles. Mais, dès les premiers contacts, ce n'était ni tendre, ni faux cul, ni langue de bois entre nous. Tout nous séparait, et rien ne laissait présager que l'on passe plus de deux heures ensemble. Un premier contact, à l'inverse de LA rencontre "Meetic" par excellence, justement, tantôt complaisante et cousu de fils blancs, tantôt sexuée glaucasse et baises ennuyeuses.



Rien ne vaut l'accident de parcours...



A l'issue d'une semaine de séparation et de silence, je l'avais relancé d'un coup de fil, lui faisant part de mon envie de la revoir. Mal lunée, Magali m'a répondu "mâle" !



Que c'est elle qui était supposée me rappeler, pas moi !



Mouais... c'est ça, ouais... ! On va se la jouer comme ça...


On s'est biensur engueulé. S'en suivi une discussion d'une heure au téléphone.
( je déteste ça, le téléphone )



En plein milieu d'une de ses phrases incisives, le combiné me collait un peu trop à l'oreille. Saoulé, je lui propose que l'on se rappelle une autre fois pour en reparler.



Elle me répond d'un glacial : " C'est pas la peine..."



Chacun cultivant sa fierté bien placée, nous ne sommes plus jamais reparlé...



D'ailleurs, hier, au bar.

Hormis coups d'oeil et sourires en coin.


On ne s'est pas parlé, non plus, bien entendu.


Je suis parti avant elle...


Je n'avais pas dîné...


J'avais faim...

En fait.




2 commentaires:

Anonyme a dit…

si elle ne s'appelait pas magali, j'aurais pu penser que nous avons rencontré la même. c'est marrant

°S° a dit…

Ouf, au moins une personne a donc lu ce billet !! Bienvenue l'anonyme, chouette pseudo !